La bienveillance pour contrer les insultes entre nos enfants


J’aime nous rappeler que nous sommes des êtres d’amour et de joie et que nous aimons résonner et être en synchronie positive les uns avec les autres. Cette résonance positive se manifeste  par des échanges où nous sommes connectés cœur à cœur, où la cohérence et la sollicitude prennent une place importante.

Par moment, malheureusement si nous ne prenons pas le temps nécessaire pour vivre des moments d’amour nourrissants avec les nôtres, ce sont nos difficultés et  le stress accumulé qui provoquent de plus en plus de dissonance  et nos relations s’effritent jour après jour.

  

La biologie de l’empathie  

Nous savons maintenant avec les neurosciences que ces moments d’amour ou ces absences d’amour vont modifier notre biologie et la régulation d’un ensemble de substances biochimiques qui vont influencer nos gènes au sein de nos cellules, cela va même provoquer un vieillissement accéléré de nos cellules. Ce sont des boucles rétroactives qui affectent profondément notre santé physique, notre énergie vitale et notre bien-être en général.

C’est au nerf vague que nous devons nos capacités d’empathie et de compassion, c’est grâce à lui que nous sommes capables de nous concentrer sur la voix de quelqu’un à travers les bruits ambiants, c’est aussi grâce à lui que nous adoptons nos expressions faciales en harmonie avec notre interlocuteur et que nous le regardons fréquemment dans les yeux. C’est encore lui qui augmente nos possibilités de résonance positive et qui nous permet de voir l’autre avec sollicitude et bienveillance. Le développement de ces habiletés fait partie de notre processus de socialisation.

La tension monte, mon petit mord à la garderie

Peut-être trouvons-nous la démarche de socialisation de nos enfants difficile et ardue lorsque nous sommes confrontés à notre société. Cela nous stresse beaucoup, car nous savons que nous sommes évalués et observés  par les autres parents, les éducateurs ou les enseignants. Souvenez-vous (voir chronique), notre cerveau se compare constamment aux autres, il ne supporte pas d’être exclu du groupe, pour lui c’est une question de survie. Lorsqu’un enfant mord, tape ou agresse dans un groupe nous avons tendance à le rejeter et voir notre petit se faire rejeter est une souffrance pour nous.

Notre cerveau est occupé à nous rappeler toutes ces petites choses qui peuvent paraître anodines en temps de guerre, mais qui  peuvent devenir très préoccupantes dans une société d’abondance comme la nôtre.

Notre cerveau a été conçu au départ pour nous garder en vie, c’est sa mission première, il ne faut pas l’oublier et agir en conséquence. Il est donc primordial d’apprendre à dédramatiser et à lâcher prise pour se sécuriser sinon nous perpétuons le combat avec les autres et la vie. Si nous voulons demeurer un parent soutenant autant pour nos enfants que pour les personnes qui les accompagnent nous devons être bien enracinés dans notre centre de sécurité et de paix . (pour voir  le  vidéo).

Dédramatisons, notre enfant est en développement

Aussi le fait de savoir qu’il y a une panoplie de petites étapes que l’enfant doit vivre afin de développer une qualité de contact avec lui-même et les autres est réconfortant, car c’est à travers le rapport aux autres que nous apprenons à nous connaître  et la connaissance de soi nous aide à créer des liens en profondeur aussi avec les autres. L’enfant a besoin d’être soutenu par ses parents à travers ces différentes étapes et un parent qui connaît les stades de développement de son enfant a tendance à être plus compréhensif et compatissant, il est capable de relativiser les différentes expériences de socialisation de son enfant à travers les âges.

Nous protégeons nos petits comme des loups et des louves, nous ne voulons pas qu’ils soient agressés par les autres et nous aimons qu’ils prennent leur place dans le groupe, mais sans pour autant le faire au détriment des autres. Certains sont émus par les gestes d’empathie et d’altruisme de leur enfant encore à la pouponnière. Pour d’autres, ils aiment voir leurs enfants mener le groupe, même ils  s’enorgueillissent de la chose.

Pour s’intégrer dans un groupe, il faut prendre en compte l’opinion et les besoins des autres sans être trop directif, tout est une question d’équilibre et même si nos enfants vont apprendre beaucoup de nous, ils auront tout de même à faire leurs propres expériences avec leurs pairs pour venir enrichir leur intelligence émotionnelle.

L’intelligence sociale, qu’est-ce que c’est?

C’est surtout par la qualité de notre lien et notre mode de communication que nous pourrons influencer le développement de l’intelligence sociale de notre enfant, car ce gène n’existe pas, ce sont des capacités qui se développent avec le temps accompagnées d’une structure soutenante et bienfaisante. Les adultes qui n’ont pas développé leurs capacités sociales n’ont pas dû vivre un climat suffisamment sécure et des moments privilégiés avec des personnes significatives pour eux, c’est ce qui fait qu’un adulte peut être bloqué dans son évolution affective, mais heureusement ne l’oubliez pas, le cerveau peut se transformer tout au long de notre vie.

L’intelligence sociale repose sur trois qualités fondamentales :
1. être empathique (décodage des signaux non verbaux, connexion empathique avec l’autre, observation de notre impact sur l’autre, observation de l’évolution de la communication),
2. savoir coopérer (trouver des solutions gagnant-gagnant, équilibre entre le Moi et le Nous) être concerné par le bonheur des autres,
3. savoir démontrer son intérêt pour les autres. Ressentir de l’amour, de la sollicitude, de la bienveillance et de la compassion pour soi et les autres.

En pratiquant l’arrimage au cœur (pour télécharger le mp3) et la méditation du sourire (pour télécharger le MP3), nous pouvons développer nos habiletés sociales.

C’est la faute de mon cerveau

#stress #cohérence #éducationSi vous remarquez dans cette liste ci-haut, il y a des processus conscients et d’autres inconscients et si nous ne savons pas comment notre cerveau fonctionne et ce dont il a besoin pour s’harmoniser c’est comme si nous comptions sur le hasard pour créer ce cheminement. Vous pouvez acquérir ces connaissances en lisant cette chronique et ce vidéo.

Avant cinq ans notre enfant a très peu de connexion vers le lobe frontal (partie du cerveau responsable de l’empathie, du jugement et de la prise de décisions) , c’est ce qui fait qu’il est incapable de gérer sa colère, il se trouve surtout dans son cerveau reptilien (portion du cerveau le plus ancien et le plus commun avec tous les animaux, responsable des réactions de stress))  et son cerveau limbique (cerveau des émotions). Lors des crises, le parent doit jouer le rôle de contenant et plus les enfants sont jeunes et nombreux, plus ils partagent un espace physique restreint (il y a plus de conflits dans une salle que dans un parc) et plus il y a une augmentation des possibilités qu’ils s’agressent les uns les autres et c’est normal.

Il est vrai que cela peut-être très inquiétant surtout lorsque nous sommes une maman de jeunes enfants qui se suivent de très près en âge ou encore une éducatrices responsable d’un groupe de jeunes enfants. Il faut être alerte et vigilante sans toutefois nous stresser car sinon nous risquons d’avoir nous-mêmes des réactions déséquilibrées qui viennent du cerveau primitif. Rester en lien avec tous les enfants autant les agresseurs que les agressés est important et il faut amener les enfants à développer ce qui leur manque : confiance, douceur, empathie, sécurité. Plus nous saurons les accueillir dans leurs émotions, plus nous saurons nous accueillir et plus nous pourrons vivre de la sécurité. La réactivité, l’agressivité et l’impulsivité sont causées par un cerveau stressé.

J’ai le contrôle sur mon environnement, mais pas sur mon enfant

Il est important d’aménager notre maison ou notre local pour diminuer les rapports de force et aussi pouvoir répéter sans relâche les gestes de douceur qui vont permettre à l’enfant de sécréter suffisamment d’ocytocine pour vivre sa douceur et sa bienveillance envers les autres. Aménager des petits coins, des petits nids douillets où l’enfant peut aller s’isoler lorsqu’il en a besoin est une priorité. Si vous avez plusieurs enfants dans la même chambre, vous pouvez utiliser des rideaux autour du lit qui permet à l’enfant de se retrouver dans son petit monde à lui. Il  devient important lorsque nous avons socialisé toute la journée d’avoir cette possibilité de s’isoler et de revenir à soi, à une conscience interne pour se ré-énergiser au lieu d’être toujours stimulé à l’externe. Les jeunes enfants n’ont pas de frontières interpersonnelles et ils sont très influencés par tout ce qui se passe autour d’eux, ils entrent en résonance rapidement avec leur environnement. voir article Nous le voyons à la pouponnière lorsqu’un enfant se met à pleurer, il est très fréquent que ces compagnons le suivent et se mettent à pleurer aussi; la synchronie est très forte à cet âge.  Si nous sommes anxieux, les jeunes enfants le ressentent très rapidement, ils vont devenir agités, nerveux et même agressifs.

La hiérarchie primitive

De plus il faut savoir qu’il existe une hiérarchie primitive de rapports de force dans le groupe, qui est pour la majorité d’entre nous cachée dans les profondeurs de notre cerveau. Il est rare que nous sachions consciemment où nous sommes dans la hiérarchie d’un groupe; il en va de même pour les enfants, mais nous sommes capables d’observer les signes de cette dynamique pour en savoir plus.

Dans mon travail j’ai pu observer, lorsqu’un enfant quitte un groupe à la garderie ou encore lorsqu’un nouvel enfant arrive, la hiérarchie se désorganise, il y a beaucoup de conflits pendant un temps et tout revient dans l’ordre après quelques semaines, chacun a pris sa place. Cette hiérarchie est aussi présente dans la famille. Mais habituellement c’est l’âge qui concède la place, car l’aîné étant le plus vieux est aussi régulièrement le plus fort. Mais si deux enfants sont très rapprochés en âge et en taille, il peut y avoir beaucoup de conflits pour obtenir la place du haut, bien entendu  tout ceci est inconscient. Ce qui est très important à savoir c’est qu’il faut donner beaucoup d’attention positive à l’aîné pour qu’il puisse nous modéliser et répéter ces comportements bienveillants envers sa fratrie, car si nous intervenons surtout en rabrouant l’enfant c’est ce qu’il reproduira lui aussi avec les plus jeunes.

Les jeunes enfants qui n’ont pas appris à parler de leurs émotions vont exprimer leur mécontentement en disant par exemple : « tu ne viendras pas à ma fête » « tu es grosse » « ta robe n’est pas belle »  » mon papa est plus fort que le tien ». Plus tard, ces paroles enfantines vont se changer en insultes et plus l’enfant va vieillir et plus ces insultes vont devenir tranchantes. C’est pour cette raison qu’il faut apprendre à l’enfant à parler de ses émotions et de ses besoins. Plus nous serons un modèle pour lui et plus cet apprentissage sera aisé.

La rivalité dans la fratrie

S’il y a rivalité, il est très important de s’en occuper et d’y mettre un terme, car la jalousie se propage rapidement dans une famille et un cercle de la violence peut débuter. Si je manque de constance dans mes interventions lorsque mes enfants se donnent des coups sur l’élan de la colère (ici je ne parle pas des jeux de chamailles), les comportements risquent de se perpétuer, car il n’y a pas de structure constante et cohérente pour y mettre fin.

Comme l’enfant le plus jeune est fréquemment le plus faible, s’il n’a pas de protecteur ou si son protecteur ne fait qu’aggraver la situation en frappant le frère le plus fort pour essayer de le dissuader de frapper, il ne fait qu’empirer la situation. Un jour le petit risque de ne plus demander la protection de son parent, car il s’habitue jour après jour, il se désensibilise, ce qui veut dire qu’il ressent de moins en moins ses émotions envers ces expériences de bagarre et s’enfonce de plus en plus dans son cerveau reptilien (réaction de stress). Ce sont les réflexes de lutte et de fuite qui prévaudront et c’est ainsi qu’il entre dans le cercle de la violence, son cerveau commence à se programmer pour s’adapter à un environnement hostile. Lorsqu’il rencontrera un plus petit que lui, il risque de prendre le rôle du plus fort qui frappe et ainsi le cercle de la violence se poursuivra à l’école.

Quand un nouvel enfant arrive dans la famille, son grand frère ou sa grande sœur peut ressentir une grande souffrance due au manque, ayant bénéficié des temps de présence et d’attention uniques, il peut s’imaginer qu’on ne l’aime plus. Il est démontré avec les IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) qu’un enfant qui se sent exclus, devient souvent agressif et impulsif, car son cerveau ne sécrète plus les opioïdes dont il a besoin pour réguler ses émotions. Les enfants en souffrance deviennent souvent colériques et agressifs à cause de la modification de leur équilibre chimique. Un gros chagrin peut stimuler le système responsable de l’angoisse de séparation, dans le cerveau des émotions. Pour remédier à cela, il faut démontrer notre amour à notre enfant, fréquemment nous sommes très affairés avec le bébé et nous délaissons le plus vieux sans s’en apercevoir. Plus il y aura de démonstrations d’amour et plus l’enfant sécrétera ce dont il a besoin pour se sentir inclus dans le groupe et en sécurité. Le sentiment d’appartenance est un ressenti physique pour le jeune enfant tout comme l’insécurité. (Voir pour ce faire numéro 1 plus bas)

Il se fait attaquer

Comment réagissez-vous lorsque votre enfant se fait brusquer ou attaquer, et cela jour après jour? Qu’il soit tout petit dans le groupe de la pouponnière ou dans le groupe des nouveaux marcheurs? Ou encore qu’il soit au primaire ou au secondaire? Ou bien quand ces agressions se passent dans votre propre maison? Les mœurs changent, car peut-être y a-t-il moins d’agressivité physique, de combat, de réelle bataille, mais peut-être a-t-elle été remplacée par l’agressivité verbale?

Maintenant la société s’attarde à ce fléau, car nous avons conscientisé les répercussions de l’intimidation sur les victimes surtout avec la venue des réseaux sociaux. Anciennement nous banalisions les insultes, car nous les comparions aux violences physiques. Et comme nous avons beaucoup de difficulté à agir lorsque les blessures sont psychologiques, nous avons mis de côté pendant des années cette problématique. La société n’est pas encore conscientisée sur l’impact du stress sur le développement du cerveau des enfants.

De façon générale, il y a un manque d’empathie et de compassion envers les souffrances émotionnelles. Nous pouvons nous demander la raison pour laquelle nous avons beaucoup de difficulté à mettre en place des systèmes pédagogiques qui viennent soutenir le développement de l’empathie dans les garderies ou les écoles. C’est comme si nous pensions que lorsque personne ne saigne c’est donc moins pire.

C’est pire avec les adolescents

Les adolescents ne veulent pas faire voir combien certaines paroles de leurs amis ou de leur fratrie les blessent, ils ne veulent pas montrer leur vulnérabilité, car ils savent que c’est dangereux et alors ils font semblant que rien ne les dérange. Effectivement à l’adolescence les rapports de force s’installent de plus en plus; et la sensibilité, la résonance émotionnelle, la douceur sont perçues comme de la faiblesse. Les garçons qui ont leur part féminine plus accentuée sont rapidement stigmatisés et se font traiter de « tapette ».

Chaque garçon essaie de s’en sortir du mieux qu’il peut, par moment ils passent dans le clan de ceux qui insultent, pour eux c’est une façon de se protéger. Il y a encore cette vieille mentalité qu’un homme ne pleure pas mais qu’il peut se choquer. Alors l’adolescent doit cesser de pleurer; ainsi il perd contact avec le sens de sa peine et il projette son manque et sa souffrance à l’extérieur sous forme de colère.

Comme l’étape de  la recherche identitaire chez l’adolescent semble disparaître avec la nouvelle technologie, les garçons se réfugient dans les jeux vidéo et les filles sur Facebook. Les adolescents d’aujourd’hui perdent contact avec leurs rêves et ce qu’ils souhaitent être, les valeurs qu’ils veulent manifester.

Dans toutes les générations, nous avons appris tout au long de notre vie à nous protéger des attaques des autres, mais nous n’avons pas appris à essayer de voir les causes, les blessures sous ces comportements. Nous répétons les mêmes automatismes et nous vivons de l’impuissance devant nos enfants qui se querellent. Fréquemment ces moments de tension sont écourtés le plus possible et on fait disparaitre la source du conflit ou on envoie les enfants dans leurs chambres et après on leur demande de s’excuser, mais croyez-vous vraiment que cela va faire évoluer la situation? Il faut apprendre à faire autrement.

Pensons-y à deux fois

Une jeune adolescente Trisha Prabhu a fait un travail hallucinant avec internet et les réseaux sociaux, parce qu’un jour elle a été choquée par le suicide d’une jeune adolescente intimidée. Elle était consternée par cette nouvelle situation et voulait faire quelque chose pour qu’il n’y ai plus de morts causés par l’intimidation.

Elle s’est mise à faire une recherche sur la cause de ce fléau qu’est l’intimidation à l’adolescence. En lisant un article scientifique sur le développement du cerveau, elle a découvert que les adolescents étaient très impulsifs et même téméraires,  ceci étant dû au fait que le siège du jugement et du raisonnement n’est pas développé complètement avant l’âge de 25 ans. C’est ainsi qu’elle décide de concrétiser la maquette pour son projet lors de l’expo-sciences de son école, une application qu’elle nomme « Rethink », laquelle remplace temporairement cette connexion manquante. Grâce à un mécanisme d’alerte cette application permet aux jeunes de prendre un temps de réflexion et de reconsidérer leurs choix avant d’envoyer un message haineux.

Voici ce qu’elle dit  » Des recherches montrent que les adolescents qui publient un message haineux ne réalisent pas toujours les conséquences de leurs actions, étant donné que le cortex préfrontal, la partie du cerveau qui contrôle le raisonnement et la prise de décision, n’est pas complètement développé avant l’âge de 25 ans. Si les adolescents disposaient d’un mécanisme d’alerte leur suggérant d’y penser à deux fois avant d’envoyer volontairement un message d’insultes sur les réseaux sociaux, le nombre de messages haineux que les jeunes publieraient délibérément serait moins élevé que celui envoyé par des ados n’ayant pas de mécanisme d’alerte. » Et effectivement Trisha a gagné son pari, car la majorité des adolescents n’envoient pas leurs messages après avoir reçu l’alerte.

Agir ou réagir

Par contre nous n’avons pas ce genre d’alerte à la maison, mais nous pouvons établir une structure qui permet davantage de respect et de bienveillance. Si nos enfants s’insultent, il faut agir et ne pas réagir. Réagir serait de crier, essayer de contrôler par la force et les punitions; réagir c’est répéter nos conditionnements. Agir consiste à se recentrer en faisant appel à notre libre arbitre, notre imagination, notre créativité, notre conscience et notre intuition.

Il se peut que si nous avons été insultés par le passé et que le simple fait d’y penser nous réactive; à ce moment-là nous pouvons soit consulter un psychologue ou encore faire des exercices d’auto-empathie afin de nous désensibiliser et d’intégrer notre expérience. Agir avec amour c’est être compréhensif, être flexible, tolérant, patient et dans l’acceptation du moment présent.

Mon enfant, est-ce vraiment une « poule mouillée »?

Plusieurs parents pensent à tort qu’ils doivent faire vivre du stress à leurs enfants de peur d’avoir des enfants faibles et mous. Ils craignent que s’ils sont trop gentils avec leurs enfants, lorsqu’ils prendront contact avec la réalité, ils risquent de s’effondrer. Ils pensent qu’ils doivent endurcir leur enfant en leur faisant vivre des expériences stressantes à la maison, ainsi ces derniers vont se construire une carapace et sauront davantage se défendre contre le stress et les autres.

Mais ce n’est pas du tout le cas, au contraire vivre de la douceur et de la bienveillance dans notre milieu familial va nous aider à passer à travers les difficultés et être plus résilient, c’est comme partir pour une expédition avec une gourde bien remplie. L’enfant aussi saura vers qui se tourner et choisir des relations nourrissantes et respectueuses. Par contre, ce qui est mauvais:  surprotéger l’enfant et l’empêcher de vivre des expériences, et aussi ne pas l’encourager à se relever lorsqu’il tombe. Il faut lui apprendre à dédramatiser et regarder ce qui va bien dans sa vie.

La société a besoin de personnes avec un cœur ouvert. C’est comme pour le courage, car nous n’incarnons pas le courage si nous n’avons pas peur; être courageux c’est surmonter sa peur. Garder notre cœur ouvert, demeurer authentique est un chemin difficile, mais combien honorable.

Oui il faut apprendre à nos enfants à encaisser les coups et aussi à ne pas se refermer émotionnellement, à ne pas prendre la position facile de l’agresseur, mais plutôt s’affirmer et incarner ses valeurs humaines.

POUR CE FAIRE


Prévention

 

1. J’ai monté un dossier complet pour vous aider à développer l’empathie auprès des membres de votre famille.  Pour voir la chronique

2. Comme je le mentionne dans ma chronique « plus je veux cesser de crier et plus je crie » il ne faut pas penser que nous pouvons cesser d’être réactifs du jour au lendemain. Si nous n’avons pas intégré nos expériences tout au long de notre vie, il est fort probable que nous serons encore déclenchés aujourd’hui par les comportements de nos enfants. Notre histoire passée façonne notre vie d’aujourd’hui.
• Et si je n’ai pas su accueillir mon enfant , il est fort probable que lui non plus ne sera pas capable de le faire avec ses frères et sœurs. C’est pour cette raison qu’il est important d’instaurer des routines où nous pourrons tous ensemble sécréter de l’ocytocine, l’hormone qui calme le cerveau lorsque nous avons une réaction de stress. Car ce qu’il faut savoir ce n’est pas le fait de comprendre ce concept qui va nous aider, car ce serait comme si nous demandions à un diabétique de contrôler son taux d’insuline après lui avoir expliqué ce qui se passe dans son corps. Il est important de faire des actions comme de jouer ensemble. Faire des massages, des câlins.
• Si nous ne sommes pas suffisamment câblés  nous ne pourrons pas avoir des réactions d’amour et de calme quand nous sommes déclenchés par un stresseur. Alors il faut être tolérant sans laisser passer, car ne rien dire c’est approuver. Nous pouvons mettre en place une structure préventive et de réparation.

3. Vivre ensemble des moments de jeux qui font rire et qui déstresse et libère les tensions dans la famille. Ce sont des jeux de corps, des jeux physiques.

4. Lorsqu’un enfant vit de la rivalité ou de la jalousie, il peut avoir beaucoup de difficulté à exprimer ses émotions par rapport à cela d’autant plus qu’il peut avoir peur de notre réaction. Pour faciliter la tâche à notre enfant nous pouvons jouer aux marionnettes avec lui en venant initier une conversation autour du sujet de la venue du bébé. Il y a aussi la pierre magique ou le baiser sur mouchoir : Nous pouvons donner à l’enfant jaloux une jolie pierre ou encore un mouchoir parfumé de notre lotion où j’aurais déposé un baiser avec mon rouge à lèvre en expliquant à l’enfant qu’à chaque fois où il se sent délaissé il vient mettre dans ma poche l’objet en question pour me rappeler que je ne dois pas oublié de lui démontrer mon amour, qu’il est temps pour lui que je lui fasse une démonstration. Ainsi nous pouvons le féliciter de savoir si bien nous démontré sa peine et son besoin, son attitude est si aimante qu’il nous est facile de lui démontrer notre satisfaction ainsi son besoin sera de plus en plus comblé et il cessera définitivement d’embêter sa sœur.

5. Réaménager la maison avec des frontières distinctes, installer des coins douillets pour s’isoler si nécessaire.

6. Avoir accès à des activités exutoires saines lorsque nous sommes fâchés pour exprimer notre colère :
• Papier et gros crayons de cire, crayons de bois, balle déstressante
• Pâte à modeler
• Papier à déchirer
• Danser, chanter
Ici il est très important de comprendre que cette activité est utilisée pour les enfants qui ne lâche pas prise et qui ont besoin de faire sortir la tension de cette façon, certaine personne vont même suggérer de frapper dans un coussin, il est important de comprendre que l’exutoire doit être utilisé comme une étape et qu’elle ne doit pas encourager la libération d’adrénaline, c’est pour cette raison qu’il faut les utiliser sur un court laps de temps et que leurs objectifs principales est de faire une conscientisation.

7. Faire un plan de match, identifions les petits pas que nous aurions à faire pour arriver à se dire les choses sans pour autant se blesser.

8. Lors de conflits nous pouvons servir de traducteur, si l’enfant n’est pas capable de le faire seul. Traduire ces paroles en sentiments/besoins. Apprendre à nos enfants à s’affirmer avec authenticité. voir carte

9. Utiliser la métaphore du cœur froissé pour faire comprendre la perte d’estime de soi, les blessures invisibles suite aux insultes.

10. Faire une chartre familiale en y énonçant nos valeurs.

11. Faire l’activité de réparation voir vidéo

Monique

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