Comment l’amour bienveillant des parents aide les enfants à s’épanouir


Une vie heureuse est faite de petits moments d’amour partagé, les uns après les autres. Et nos relations sont faites de petits moments d’émotions cumulés et partagés. Voici des exemples : lorsque nous prenons notre plus jeune dans nos bras et que nous le berçons, lorsque notre adolescent nous partage son dernier livre de lecture qu’il a adoré et que nous l’écoutons attentivement en étant aussi passionnés que lui. Ou encore lorsque nous croisons le regard de notre enfant lors de son spectacle à l’école et que nos yeux sont remplis d’admiration pour lui, ce sont tous de petits moments d’amour partagé.

Avec les travaux de Barbara Fredrickson, nous savons maintenant que les émotions comme l’amour, la joie, l’enthousiasme et la gratitude nous aident à grandir et à devenir de meilleures personnes. Et nous savons aussi que l’amour est l’émotion suprême, car elle transforme notre biologie et nos liens. Elle peut améliorer la croissance des enfants,  notre santé et même  ralentir notre vieillissement. Elle transforme nos cerveaux.

Elle  renforce la profondeur de nos liens en augmentant la conscience des besoins des autres et notre aspiration et capacité d’unité. La capacité d’unité parle de notre quête, consciente ou non,  de moments de complicité et résonance de bien-être partagés ; cette capacité nous donne la conviction de nous rejoindre et d’être unis, même si pour un court moment. Les enfants qui reçoivent beaucoup d’amour de leurs parents deviennent des adultes plus compatissants. Toutefois il faut se rappeler que regarder un film ou d‘aller magasiner ensemble  n’est pas en tant que tel une  expression particulière d’amour.

Ces petits moments  approfondissent le lien et augmentent la confiance entre les parents et les enfants et ils deviennent des signatures biologiques claires. Les signatures biologiques sont des réactions chimiques qui transforment notre état interne à long terme et qui crée notre personnalité, par exemple la confiance et la sécurité intérieure au lieu de la méfiance et de l’anxiété.

Ce sont de petits moments où l’amour passe et crée une synchronie positive chez les deux personnes, qui se manifeste  par des gestes ou des expressions faciales similaires ou identiques, souvent accompagnés par  des changements  biologiques subtils tels que la respiration, le rythme cardiaque, une  activité neuronale et une sécrétion d’hormones et de neurotransmetteurs.

Ça peut être un moment accompagné de soins ou un moment de sollicitude envers l’enfant. Un moment de connexion où une complicité et chaleur humaine est  partagée lors d’une communication ou d’une activité. La plupart du temps il y a un contact visuel où l’amour émerge et qui est accompagné de gestes tendres. Pendant ces moments, l’ocytocine l’hormone de l’amour est au rendez-vous. Ce neuropeptide qui est associé aux liens sociaux, à la solidarité, à la sollicitude et à la protection des personnes que nous aimons.

L’ocytocine, qui a été souvent associée à des moments d’intimité comme les relations sexuelles, l’accouchement ou la lactation, joue également un rôle dans les relations dans un groupe, car elle vient diminuer l’agressivité. Pour vivre ces moments, il faut avoir une ouverture envers les autres, une attitude intérieure spécifique qui exprime un intérêt envers  les autres.

Ces petits moments  approfondissent le lien et augmentent la confiance entre les parents et les enfants et ils deviennent des signatures biologiques claires. Les signatures biologiques sont des réactions chimiques qui transforment notre état interne à long terme et qui crée notre personnalité, par exemple la confiance et la sécurité intérieure au lieu de la méfiance et de l’anxiété.

Trouver des moments pour vivre cet amour bienveillant

Pour vivre ces moments, nous devons être dans une zone spécifique, une zone  de sécurité et de présence attentionnée où l’amour est disponible. Et cela peut être difficile lorsque nous tentons de concilier travail et exigences familiales. De plus, nos relations subissent très souvent nos humeurs et notre disponibilité.  Tous les parents savent bien que lorsqu’ils sont sous tension au travail,  souvent ce sont les enfants qui écopent même si les parents  ne le souhaitent pas. Lorsqu’il y a plusieurs altercations  avec la même personne, la confiance et l’engagement diminuent par le fait même et le partage d’amour est moins probable, car la sécurité psychologique ou physique n’est pas présente. Pour savoir comment diminuer les tensions dans la famille c’est ici Plus je veux cesser de crier après mes enfants et plus je crie Comment faire autrement

Un conflit non résolu ou résolu dans l’humiliation pour l’enfant lui donne un goût d’amertume qui ne nourrit pas l’amour. Ce ne sont pas tous les enfants qui sont rancuniers, mais lorsque l’amygdale, noyau où loge le« système d’alarme » dans le cerveau, est très sensible dû aux tensions familiales fréquentes, l’enfant peut demeurer  sous stress continu sans avoir la chance de vivre des moments de résonance positive et par conséquent  il deviendra agressif. Nous pouvons aider notre enfant à sortir de cette spirale descendante avec la pratique de l’Arrimage au coeur surtout si nous pratiquons avec lui, il y aura synchronisation.

En temps normal, les enfants sont beaucoup plus disponibles mentalement que nous les adultes et c’est ce qui explique  que la joie et l’amour sont ressentis et vécus très souvent et en grande quantité en leur présence.  Lorsqu’ils se sentent en sécurité, ils sont présents et attentifs, confiants et ouverts aux autres.

Fréquemment les parents ne savent pas que le sentiment de sécurité est d’abord et avant tout un sentiment intérieur et que c’est un état interne et qui  se construit uniquement avec un lien d’attachement. C’est ce lien,  établi  dès un jeune âge, qui  servira vraisemblablement  de base solide  de notre  sentiment de sécurité personnel pour le reste de la  vie. Plus tard, face aux difficultés de la vie  ce sentiment  peut être interpellé  temporairement selon un contexte ou un état interne, mais notre base jouera le rôle d’élément stabilisateur. Souvent nous croyons que notre sentiment de sécurité est stable et immuable comme lorsque nous nous sentons en sécurité dans notre quartier mais ce n’est pas le cas.

L’autre condition préalable à l’émergence de la résonance positive est la connexion sensorielle en temps réel, dont le meilleur exemple est la présence en face à face. Il est également possible de créer cette résonnance uniquement par la voix, cependant  le contact visuel semble être au cœur de ce moment d’amour.

POUR CE FAIRE


  1. Si nous croyons que nous sommes stressés et anxieux et que nous manquons de présence attentionnée, débutons une pratique de cohérence cardiaque et d’ouverture du cœur. Pour en savoir davantage c’est ici. Pour télécharger mes guides audio MP4 c’est ici.
  2. Si nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour faire du bien et détendre nos enfants anxieux et stressés, il est important d’élaborer un contexte favorable pour créer ces moments de résonance positive et pour cela nous devons mettre de côté toutes les  distractions.  Il est impossible de créer ces moments riches d’amour lorsque notre attention est dispersée par tant de choses et surtout par les instruments de la nouvelle technologie.
  3. C’est pour cette raison qu’il faut consciemment choisir de donner la priorité aux moments de la journée où nous pouvons vivre ensemble une activité positive que tous nous prenons plaisir, lorsque les tablettes et les téléphones cellulaires ne viennent pas solliciter constamment notre attention et nous déconnecter de notre expérience de pleine présence. Nous devons prendre les moyens pour faciliter ces moments où nous pouvons nous amuser ou nous détendre dans un contexte réconfortant et reconnaître que le toucher, le contact visuel et le suivi des émotions des autres sont la clé du succès de se sentir bien ensemble.
  4. C’est un peu comme lorsque nous changeons la couche de notre bébé et que nous souhaitons le faire sourire; alors s’installe une « danse  » relationnelle tendre, délicate et pleine de richesse émotionnelle. Cette « danse  » ou interaction nous demande toute notre attention et notre capacité à s’adapter immédiatement  aux réactions de notre enfant;  aussi  nous devons rechercher le degré d’intensité approprié pour notre enfant, car s’il couve une maladie peut-être sera-t-il moins réceptif. Si nous jouons trop fort peut-être allons-nous susciter des pleurs au lieu des rires, même si notre intention du départ était de nous amuser avec lui.
  5. Si nous sommes envahis par toutes sortes de préoccupations ou gros soucis, nous ne pourrons pas avoir la disponibilité nécessaire pour que notre attention soit suffisamment soutenue dans le moment présent, d’où  l’importance de pratiquer la pleine conscience et de prioriser au quotidien ces moments de partage d’amour.
  6. Pour nos adolescents, ces moments sont davantage liés à la communication et alors, c’’est une « danse  »  ou interaction plus  subtile, moins intense, mais qui  demeure  tout  aussi nourrissante pour les personnes  qui la vivent.
  7. Une autre façon de vivre ces moments est de soutenir les intérêts de nos enfants et de cette façon,  des moments pour partager le plaisir d’être ensemble se présentent fréquemment. Des regards complices accompagnés de la joie d’être ensemble et une ouverture du cœur sont les éléments qui nous permettent de vivre des moments de résonance positive.
  8. Aussi les enfants apprennent beaucoup grâce à la modélisation, ce qui veut dire qu’ils imitent et apprennent selon nos comportements sociaux. Ils intègrent comment nous nous comportons avec toutes les personnes que nous rencontrons que ce soit avec la caissière à l’épicerie ou encore lorsque nous allons chercher un café au comptoir. Plus nous avons des moments de résonnance positive avec des étrangers ou des membres de notre communauté en présence de nos enfants, plus nos enfants apprennent combien il est important de s’intéresser aux autres, de communiquer et  d’être à l’écoute, lorsque  nous nous sentons en sécurité. Plus nous ignorons les autres et plus nos enfants feront de même.
  9. Comme je l’explique dans ma chronique L’amour dans nos relations personnelles, un remède à la portée de tous ces moments de résonance positive peuvent se partager avec quiconque, même avec des animaux. Malheureusement si nous sommes stressés, anxieux ou dépressifs nous avons beaucoup moins accès à ces moments d’amour et de résonance positive, car la synchronie ou possibilité de trouver une correspondance chez l’autre est beaucoup moins accessible pour ne pas dire impossible à atteindre. C’est pour cette raison qu’il faut mettre en place une pratique de cohérence cardiaque, de présence attentionnée ou de médiation. Pour télécharger mes guides audio c’est ici .
  10. À chaque fois que nous vivons un de ces moments « d’ aisance et parfois de plénitude » sociales, c’est un plus pour nous et nos enfants, c’est de l’engrais pour nos cerveaux et des vitamines pour notre corps. Plus nous nous connectons avec les membres de notre communauté de manière ouverte et respectueuse, plus nos enfants vont le faire éventuellement. C’est une richesse que nous détenons et que malheureusement nous n’exploitons pas suffisamment. Soyons généreux de notre amour.

Soyons conscients et manifestons le mieux-être pour tous.

Monique

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