Comment responsabiliser mon enfant ou mon adolescent en l’impliquant avec un projet vert ?


Nous voulons tous que nos enfants soient responsables et deviennent autonomes. Nous voulons qu’ils soient heureux et qu’ils puissent s’épanouir tout au long de leurs vies. Nous souhaitons qu’ils puissent se réaliser et faire des choses qui les passionnent. Nous voulons aussi qu’ils puissent être capables de répondre aux besoins de la communauté, même si la tâche est moins importante à leurs yeux, et qu’ils comprennent ce qu’est l’interdépendance et l’importance du groupe.

La responsabilité c’est aussi  savoir « prendre soin »

Une bonne façon de transmettre la responsabilité est dans le concept de « prendre soin ». Hé oui, même les adultes ont de la difficulté avec ce concept ! Plusieurs l’apprennent à la venue de leur premier enfant. Prendre soin est synonyme de: responsabilité, constance, confiance, autonomie, empathie, don de soi. Lorsque nous prenons soin d’un objet, c’est moins compliqué que de prendre soin d’une plante ou d’un animal. Les défis sont plus grands, car un objet risque moins d’avoir des réactions à son milieu ou aux soins que nous lui prodiguons. Mais pour une plante ou un animal, c’est autrement.

Pour commencer à déléguer des responsabilités, il sera peut-être nécessaire de faire une démonstration à vos enfants de ce qu’implique l’intendance de votre maison et des conséquences de celle-ci s’il n’y a que le couple parental qui se responsabilise envers ces tâches. Habituellement, lorsque nous démontrons la quantité d’heures supplémentaires occasionnée par ces travaux, les enfants veulent bien s’impliquer, reste après à instaurer un climat d’engagement à long terme.

Lorsque nous déléguons la responsabilité de quelque chose à quelqu’un, il faut savoir ce que nous devons faire pour ne pas nuire au bon fonctionnement du projet. Il y a un prix à payer pour que l’enfant ou l’adolescent apprenne à être responsable. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, il faut être patient.

Certains enfants vont devenir très responsables de l’animal qu’on lui offre, surtout s’il a désiré cet animal pendant une longue période de temps. D’autres vont se désintéresser assez rapidement et ne voudrons retirer que les avantages, sans pour autant vouloir contribuer à répondre aux besoins de l’animal. Pour ma part, je crois qu’il est préférable de commencer par prendre soin d’une plante ou d’une pelouse car les conséquences de mauvais soins seront moins désastreuses et cela évite le fait de retomber dans le piège où c’est vous qui dirigez.

Aujourd’hui la clé du pouvoir des dirigeants réside dans l’influence et non plus dans l’autorité.

Kenneth Blanchard

Il faut savoir au départ qu’il y a deux sortes de responsabilisation par délégation :

 La méthode responsable repose sur la reconnaissance de la conscience de soi, l’imagination, la conscience morale et la volonté. Elle s’intéresse aux résultats plutôt qu’aux méthodes. Elle offre un choix de méthodes aux individus et les rend responsables de leurs résultats. Elle exige plus de temps au départ, mais ce temps représente un bon investissement.

La méthode « yaka »

La méthode responsable

Je ne conseille pas la première méthode « yaka » qui consiste  à : « Y a  qu’à faire ceci et cela et revenez me voir lorsque vous aurez terminé ».  Nous avons tendance à utiliser cette méthode lorsque nous ne savons pas faire autre chose, ou encore, lorsque nous manquons de temps. Chaque geste est sous haute surveillance et beaucoup d’énergie est dépensé. De plus, elle ne permet pas l’autonomie. L’enfant doit constamment se référer au spécialiste qui planifie, organise, dirige et contrôle.

Si vous avez plusieurs enfants et que vous fonctionnez de cette façon, il y a fort à parier que vous vous sentiez débordé et que vous finissiez par vous retrouvez à tout faire seul parce que c’est plus facile et plus rapide que de talonner tout le monde, surtout s’ils sont grognons et insatisfaits ! Sauf que pendant ce temps-là, vos enfants n’apprennent pas à contribuer au mieux-être de la famille et ils n’apprennent pas non plus à partir en appartement.

Le second type de responsabilisation est bien plus efficace. Cette méthode repose sur la reconnaissance de la conscience de soi, l’imagination, la conscience morale et la volonté. Elle s’intéresse aux résultats plutôt qu’aux méthodes. Elle offre un choix de méthodes aux individus et les rend responsables de leurs résultats. Elle exige plus de temps au départ, mais ce temps représente un bon investissement.

Pour bien fonctionner, il y a des prérequis, comme une compréhension mutuelle claire et sincère ainsi qu’un engagement réciproque dans les diverses étapes. Comme le printemps débute, vous pourriez débuter en déléguant les soins du potager, de la pelouse ou de quelques fleurs, soit une plate-bande ou encore de quelques plantes en pots. Plus l’enfant sera âgé, plus il pourra avoir de responsabilité, et cela pourrait même aller jusqu’à tondre le gazon.

POUR CE FAIRE


  1. Planifications des résultats souhaités : il est important de bien définir les objectifs et les résultats désirés car ils vont devenir les critères de contrôle.

2. Organisation et ressources : ici, il est préférable d’en dire le moins possible pour ne pas retomber dans la méthode du « yaka ». Par contre, il est important de définir les ressources et de spécifier au responsable qu’il a le droit de choisir sa méthode de travail. S’il a besoin d’aide, il peut se référer à vous. Vous serez son assistant.

3.Diriger : qui va diriger ? C’est lui. Faites-lui comprendre que ce sera sa responsabilité, que vous comptez sur lui et qu’il a toute votre confiance. Faites-lui prendre conscience que vous ne serez plus sur ses talons et qu’il est préférable « d’être son propre patron » que d’avoir un patron qui vous dicte tous les ordres.

4.Contrôler : et qui sera le contrôleur? C’est lui. Il aura à contrôler les résultats selon les critères élaborés lors de la planification.

5.Entente : on se serre la main pour conclure l’engagement.

6.Bilan : à chaque semaine, vous pourrez regarder avec lui s’il a atteint ses objectifs et s’il a besoin d’aide pour améliorer ses méthodes de travail.

7.Ensuite, ne rien dire. Peu importe ce qui se passe. C’est ce qui est le plus difficile.

Il s’agit d’attendre le moment du bilan et ne pas agir en contrôleur parce que vous lui avez délégué ce rôle, mais plutôt en coach ou en mentor. C’est-à-dire l’aider à se prendre en main. Vous allez voir que l’enfant va apprendre qu’il est très difficile de se diriger soi-même et de se surveiller, en plus de ne pas perdre de vue ses objectifs et de respecter notre entente.

8.La confiance constitue la plus grande des motivations : elle tire le meilleur de nous-même. Je ne vous dis pas que votre enfant fera à la perfection et tiendra parole. Il est peu probable que ce soit le cas au début. Je peux vous assurer que si vous ne tombez pas dans la méthode du « yaka », vous allez voir des améliorations à chaque semaine. Aussi, il est important de comprendre que nous recherchons l’efficacité et pas le rendement. Il est évident que vous allez mieux entretenir la pelouse ou nettoyer la cuisine, mais ici, nous recherchons l’autonomisation et la responsabilisation, ainsi qu’un partage équitable des tâches.

Plus l’enfant est jeune, plus vous devez réduire les objectifs, augmenter l’aide et l’implication dans le processus d’organisation, et diminuer le temps entre les bilans. Vous devez prendre en considération lors de l’étape de l’organisation, que l’enfant puisse se créer des repères dans le temps si la tâche n’est pas quotidienne. Sinon, il devient difficile de la mémoriser.

Plus l’enfant est mature, moins il y a de directives précises. De toute façon, l’enfant peut faire des recherches sur internet. Ce type de délégation constructive est l’un des meilleurs indices de gestion positive. Il est en effet à la base de toute croissance, personnelle comme collective. Vous allez développer une synergie de collaboration et d’entraide. Aussi, un projet vert a beaucoup d’avantages et est intéressant pour les enfants.

Je vous souhaite du bon temps de responsabilisation avec vos enfants.

Monique

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