Développer la patience des enfants avec conscience

Pour inculquer la patience à nos enfants, il suffit d’y penser et d’appliquer la méthode des petits pas avec conscience, c’est-à-dire considérer l’enfant, selon son âge, son état physique et sa réaction au stress, puis de le féliciter par la suite, s’il a fait preuve de patience autant ou plus que les fois précédentes.

Exercer sa patience, une bonne habitude et beaucoup plus

Nous ne naissons pas égaux et nous n’avons pas tous les mêmes capacités d’adaptation. Un enfant de nature plus inquiète sera plus difficile à sécuriser. Il est important de répondre rapidement aux pleurs du bébé pour qu’il puisse être réconforté et revenir au calme. Un poupon n’a aucune capacité d’attente et nous devons chercher à le comprendre en le prenant doucement dans nos bras et en lui parlant chaleureusement, particulièrement lorsqu’il pleure.  C’est ainsi avec ces interactions répétées que l’enfant va ressentir physiologiquement et psychologiquement le retour à l’équilibre de la sécurité intérieure et cela jour après jour. Ce sont ces petits gestes, ces réponses de la personne qui materne (mère, père ou autre) puis exercées chez l’enfant, qui sont le début de la capacité à s’autoréguler.

Plus tard, lorsqu’il en est capable, c’est en augmentant graduellement et positivement sa tolérance à la frustration que nous travaillons de concert avec son système nerveux. Vous l’aidez à se réconforter de plus en plus rapidement et à se sentir en sécurité dans diverses situations faisant en sorte que vous augmentez son potentiel pour le bonheur.

La patience est directement reliée à sa capacité d’autorégulation et elle s’apprend à tout âge à partir de 15 mois à peu près. C’est simple, il s’agit de mettre l’enfant en situation d’attente, pour ensuite le valoriser parce qu’il a pu attendre. Grâce à cette approche toute simple, nous pouvons développer beaucoup de bonnes habitudes positives chez nos enfants, mais malheureusement nous n’y pensons pas et pour agir, souvent nous attendons d’être exaspérés par leurs comportements qui se sont développés aux hasards des évènements.

Par exemple, si votre enfant pointe du doigt des fruits sur la table, vous en déduisez qu’il a faim. Il est bon de confirmer immédiatement sa demande avec des mots tels que « Tu souhaites manger un fruit, c’est la pomme que tu désires? ». L’enfant est vite réconforté, car il sait que vous l’avez compris. Certains enfants ont besoin qu’on leur parle tout au long de la préparation de la pomme et de cette façon, ils restent calmes et  patients. Plus vous  lui confirmez verbalement de façon constante que vous répondez à son besoin, plus il développe une sécurité intérieure.

Lorsque vous croyez qu’il est capable d’attendre un peu, pendant que vous préparez sa collation,  vous lui dites, «  Je prépare des quartiers de pomme pour toi » et « Attends-moi un instant » en faisant le geste de la main, pour ensuite la lui donner en souriant avec un « Bravo! Tu as été patient, j’apprécie énormément». Les premières fois, l’attente est de quelques 2 ou 3 secondes, juste le temps de se tourner un peu de côté, sans lui tourner le dos, ce qui pourrait le stresser. Par la suite le temps d’attente se prolongera graduellement et raisonnablement.

La confirmation verbale aide à augmenter la sécurité intérieure de l’enfant

Une précaution à prendre avant de faire  l’essai décrit plus haut :  s’assurer que l’enfant est  suffisamment confiant pour accepter ce délai et qu’il ne risque pas de se sentir en situation d’échec. S’il ne l’est pas, continuer de confirmer verbalement à chaque fois que vous répondez à ses besoins. Chaque enfant est différent et sa réponse au stress est aussi spécifique à lui. S’il est de nature inquiète, cette façon de faire va l’aider énormément à intégrer que vous êtes là pour lui et que vous répondez à ses besoins avec  constance. Vous pouvez aussi rajouter « Papa est là pour toi…Maman est là pour toi ». Le sentiment de  sécurité intérieure est la base de la confiance. Aussi je vais vous mettre plus bas différentes façons de faire sécréter de l’ocytocine, l’hormone de l’amour, à notre enfant pour augmenter sa capacité d’adaptation. Cette hormone  vient calmer les amygdales dans le cerveau, le système d’alarme de la réaction du stress.

Plus l’enfant est capable d’attendre et plus on augmente le délai de réponse à son besoin. Tout est en fonction du lien d’attachement de l’enfant envers nous, de sa maturité physique et  de sa capacité d’adaptation.  Le même principe s’applique lorsque l’enfant vient nous déranger pendant une conversation téléphonique. On arrête notre conversation afin de lui confirmer que nous avons bien entendu sa demande et nous lui demandons d’attendre quelques instants, selon l’urgence du sujet et sa capacité à attendre, pour aussitôt après   valoriser sa patience par nos paroles bienveillantes.

Il suffit de se rappeler de cette méthode des petits pas et de l’appliquer consciemment avec des délais d’attente réalistes pour mettre l’enfant en situation de succès.

Pour consolider une nouvelle habitude

Il est important d’ajouter cette nouvelle habitude à notre routine et la plus grande difficulté consiste à surmonter l’oubli de la pratiquer. Plus nous  y croyons et nous nous engageons dans sa mise en pratique, plus nous y pensons. Le fait de noter dans un calepin les défis surmontés permet de constater les progressions de l’enfant et également les nôtres!

Il faut savoir qu’au cours d’une journée à la garderie, à la crèche ou à l’école on exige régulièrement de l’enfant des moments d’attente qui sont difficiles puisqu’ils sont souvent des moments d’attente passive, donc sans animation.  Avant d’accepter l’inscription d’un enfant, certaines écoles lui font passer des tests afin de savoir s’ils gèrent suffisamment bien ses émotions.

POUR CE FAIRE

  1. Lorsque l’enfant est tout petit, il est important de lui parler beaucoup et plus spécifiquement lorsque nous lui donnons des soins pour que notre voix soit un réconfort pour lui.
  2. Plus nous lui sourions et plus il est content.
  3. Confirmer que nous l’avons bien compris lorsqu’il pleure pour nous exprimer un besoin.
  4. Ne pas oublier de confirmer que nous avons répondu à son besoin.
  5. Si nous voyons que notre enfant est de nature inquiète et agitée (ceci est vérifiable par la qualité de son  sommeil), nous pouvons pour le sécuriser davantage :

D’abord et avant tout augmenter notre propre sentiment de sécurité grâce à des pratiques qui nous conviennent. Il est fréquent que notre première expérience en tant que parent puisse ébranler notre confiance en nous-mêmes. Nous nous posons alors beaucoup de questions, ce qui n’est pas mauvais en soi, et comme il est facile de se sentir submergé par nos émotions négatives, il ne faut pas attendre pour agir afin de revenir à notre état de quiétude naturelle. Insuffler le retour de notre confiance par un Arrimage au cœur peut être aidant. Sur ma chaîne YouTube, j’ai plusieurs vidéos qui ont pour sujet la diminution du stress.

6. Savoir comment s’entourer de personnes qui nous soutiennent et nous veulent du bien.Demander de l’aide s’il y a lieu et ne pas refuser par orgueil ou pour tout autre motif déraisonnable.Faire des activités entre parents.

7. Se faire masser et donner des massages à nos enfants.

8. Faire du peau à peau.

9. Porter le bébé contre soi
10. Être attentionné à nos sensations de bien-être et les mémoriser pour être capable de les revivre selon le besoin
11. Prendre du temps pour soi et faire des choses qui nous plaisent
12. Se bercer avec le bébé

13. Faire appel à l’odorat de l’enfant en mettant près de lui un vêtement qui nous appartient.

14. Ne pas lâcher, car la constance notre meilleure allié.
15. Avoir des routines pour les soins de l’enfant, ainsi il apprendra à les anticiper
16. Faire attention aux surstimulations si notre enfant est agité.
17. Être attentif aux routines qui le calment et les reproduire le plus souvent possible. Pratiquer l’Arrimage au cœur et la méditation de l’Amour lors de la tétée. J’ai entendu dire que les femmes enceintes sont en état de cohérence cardiaque naturelle. Le même phénomène s’appliquerait aussi au moment de l’allaitement. J’ignore s’il existe des études sur le sujet, mais si vous vous sentez vraiment bien c’est probablement que vous l’êtes. Si vous vous sentez inquiète au moment de l’allaitement, pratiquer aussi la pleine conscience aidera sûrement.

Plus l’enfant acquiert un sentiment de sécurité et de confiance plus vous pouvez prolonger ses moments d’attentes.

Petit pas par petit pas, vous allez construire la base d’une vie heureuse

Monique Desjardins

 

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