Un cerveau en santé assure le bonheur

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Comme je parle fréquemment du cerveau et de son influence sur notre vie, j’ai pensé que vous aimeriez une chronique spécifique sur ce sujet, car  connaître sa physionomie et ses tâches nous permet de mieux comprendre nos comportements et ce qu’il nous manque pour aller mieux et vivre plus heureux. Un déséquilibre dans notre cerveau crée un déséquilibre dans notre vie, nous risquons d’être démotivés, d’avoir une perte de sens, d’être apathique ou confus pour ne nommer que ceux-ci. Un cerveau en santé est un cerveau heureux.

La théorie des 3 cerveaux

 

Comme je ne souhaite pas vous faire un cours de biologie, ce qui pourrait s’avérer ardu car l’anatomie du cerveau est assez compliquée, je vais simplifier la démarche en utilisant la théorie des trois cerveaux, même si certains la trouve obsolète, elle est suffisante pour notre objectif d’aujourd’hui qui est de mieux nous comprendre.

Cette théorie a été exposée par Paul Mac Lean et reprise par Henri Laborit.  Notre cerveau est constitué de trois couches distinctes, exprimant les étapes de l’évolution humaine. La construction du cerveau humain  chez l’embryon reproduit  exactement cet ordre d’apparition de ces 3 cerveaux.

Nous parlons de plus en plus que le cerveau n’est pas tout à fait développé avant l’âge de 25 ans, ce qui explique les comportements imprévisibles de nos adolescents et je sais aussi qu’il y a des transformations cérébrales  qui peuvent avoir un impact important tout au long de notre vie.

Exemple de facteurs qui occasionnent un changement physiologique

 

Maintenant avec les neurosciences, nous savons que l’éducation donnée, le lien d’attachement et le vécu de l’enfant auront un impact majeur sur le développement de son cerveau et de l’influence  que  ces trois parties auront sur sa vie.  Nous pensions que le cerveau était une structure solide qui pouvait supporter toutes sortes de stress,  mais la science a prouvé qu’il n’en est rien.  Le cerveau des jeunes enfants est extrêmement vulnérable et très réactif au stress. Chacune des parties peut croître en santé et s’harmoniser comme elle peut se détériorer selon le vécu de l’enfant, de l’adolescent ou même de l’adulte. Nous savons maintenant que des chocs fréquents au cerveau peut l’endommager gravement, comme chez les sportifs dans les ligue de football.

Est-ce que ce sera notre  cerveau reptilien qui trop excité sera constamment en train d’attaquer ou de se défendre? Ou  si trop de souffrances nous pousserons à nous couper des émotions du cerveau limbique? Ou si nous  parviendrons à équilibrer et harmoniser ces différentes parties et ainsi avoir une vie riche, une réelle intelligence sociale et être capable de démontrer empathie, compassion et sollicitude dans toutes nos relations.

Le cerveau reptilien

 

Le cerveau reptilien est le plus ancien et le plus commun avec tous les animaux. Il est formé du tronc cérébral. Certains le considèrent plutôt comme le haut de la colonne vertébrale. Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Sa première fonction est d’assurer l’homéostasie ou régulation du corps et de ses fonctions vitales (respiration, rythme cardiaque), de notre tension artérielle, de notre température, de nos échanges hydriques, gazeux et ioniques, etc. Il régit nos besoins primaires (sommeil, reproduction, défense du territoire) et des comportements innés. C’est lui qui nous procure les réflexes pour nous défendre et qui nous donne la force de soulever une voiture lorsque nous voyons un enfant coincé sous celle-ci. Notre connaissance du danger vient de ce premier niveau de cerveau. Quand l’instinct de survie indique à notre conscience que nous avons faim ou soif, l’envie de manger ou de boire apparaît instantanément. C’est toujours ce premier niveau qui est privilégié au niveau de la distribution de l’énergie.

Il est aussi responsable de nos réactions de lutte, fuite, combat, inhibition et de la peur. Pour vous donner une idée de la manifestation de ces réactions.

La fuite : nous avons envie d’être ailleurs, nous sommes anxieux. Nous sommes confus, notre esprit est embrouillé, nous avons de la difficulté à nous concentrer, on a beaucoup de pensées intrusives et nous sommes incapables d’accomplir quoi que ce soit. On  ne se sent pas en sécurité. Si nous avons un problème, nous avons beaucoup de difficulté à trouver une stratégie, car nous sommes à côté de nos pompes et incapable de faire un choix selon les différentes possibilités qui se proposent à nous.

La lutte : lorsque nous luttons c’est parce que nous avons un ressenti de force, de puissance, un sentiment souvent inconscient de supériorité. Nous sommes énervés et nous essayons d’impressionner par la colère. Comme nous sommes dans l’action, nous pouvons dire ou faire des choses que nous regrettons par la suite, car fréquemment c’est notre orgueil qui nous influence. Par exemple: un matin notre voiture ne démarre pas. Avez-vous remarqué, nous reproduisons toujours le même comportement même si nous savons que ça ne changera rien au résultat, nous tentons en vain de faire partir la voiture en essayant toujours la même stratégie. Nous pouvons devenir agressif, frapper le volant et vociférer.  À ce moment-là nous n’avons pas le recul nécessaire (qui provient du lobe frontal) pour essayer une autre stratégie.

L’inhibition : c’est le sentiment d’impuissance, l’apathie, on est découragé, dévasté. Une lassitude nous accapare et nous n’avons plus le goût de rien, nous sommes en perte d’énergie. Nous pleurons et nous voyons les choses en noir, nous sommes pessimistes. Fréquemment nous nous dévalorisons, nous donnons raison aux autres qui eux démontrent de la confiance en eux. Nous dormons plus et cela ne nous énergise pas plus. Si nous avons un problème avec notre voiture, découragés, nous retournons nous coucher sans chercher à trouver une solution.

Parfois, lors de situations stressantes, notre cerveau reptilien  peut prendre le dessus sur notre cortex, ce qui entraîne des comportements imprévisibles.

Le cerveau reptilien est fiable, mais il a tendance à être plutôt rigide et compulsif. Si nous possédions seulement ce niveau de cerveau et  éprouvions de la faim, au lieu de nous tenir tranquillement assis à la table au cours d’un repas, nous nous jetterions sur la nourriture, en prendrions sans retenue, la déchiquetterions avec énergie et l’engloutirions  d’un seul coup, un peu comme nos ancêtres.

Lorsque nous sommes excessivement stressés et que nous mangeons très rapidement sans lever la tête de notre assiette, nous sommes influencés par notre cerveau reptilien. Ce cerveau primitif de reptile entraîne des comportements stéréotypés et préprogrammés.

Il régit les automatismes, et une même situation déclenchera toujours la même réaction impulsive un peu comme un réflexe.  Comme il n’a qu’une mémoire à court terme, nos comportements induits par cette partie du cerveau ne peuvent évoluer et puisqu’il reproduit toujours la même chose, nos obsessions et compulsions viennent de ce cerveau.

Le cerveau a dû s’adapter  à notre mode de vie moderne, et pas forcément le meilleur.

  1. Nos capacités d’attention raccourcissent. En 2000, la durée d’attention moyenne était de 12 secondes. Elle est aujourd’hui de 8 secondes, c’est à dire moins que celle du poisson rouge, qui est de 9 secondes.
  2. Étonnamment, la génération y(18-34 ans) a moins de mémoire que les baby-boomers. Ils sont plus susceptibles que leurs parents d’oublier quel jour on est et où ils ont mis leurs clefs!
  3. Le stress chronique de la vie quotidienne change la structure et le fonctionnement de votre cerveau. La partie qui conserve les souvenirs se rétrécit (l’hippocampe) , tandis que la partie où la peur et l’anxiété résident se développe(l’amygdale).
  4. Nous avons évolué au sein de la nature. être assis à l’intérieur toute la journée est très peu approprié, et stressant pour le cerveau et le corps.
  5. Les fréquences électromagnétiques émanant des ordinateurs et des téléphones portables peuvent rompre les fines membranes cellulaires du cerveau,  occasionnant des « fuites ».
Ilchi Lee

Le cerveau limbique

 

Le deuxième cerveau, dans l’évolution de l’espèce, est le cerveau limbique, que nous avons en commun avec les mammifères. Il est formé de deux sous-parties distinctes qui ont des fonctions différentes. Il est directement impliqué dans la gestion des émotions et notre mémoire affective.

La première partie appelée le paléolimbique traite les rapports de force, ce système qui attribue une place à tout individu dans un groupe, ce que l’on nomme le « positionnement grégaire ». Il est plutôt rare que nous sachions exactement et consciemment notre position dans un groupe, mais en général les personnes, à qui nous sommes capables de refuser quelque chose, sont des personnes qui se trouvent positionnées en dessous de nous. Il gère l’appartenance au groupe, la confiance en un leader et aussi le territoire.

C’est aussi l’amygdale (à ne pas confondre avec les deux amygdales dans notre gorge)  qui fait ressentir  le besoin de se comparer à l’autre pour se distinguer et savoir qui est le dominant des deux . La hiérarchie crée deux groupes: les dominés et les soumis.

Les comportements du dominé vont être la méfiance, la victimisation ou alors l’assurance excessive et la confiance aveugle dans l’autorité de l’autre. Lorsque nous sommes à ce niveau, nous avons beaucoup de difficulté à penser par nous-mêmes, car c’est le groupe qui prédomine, vu la grande dépendance du regard des autres. Il nous fait rechercher le plaisir et ainsi éviter les expériences douloureuses et il fonctionne sur un mode binaire « j’aime ou je n’aime pas»  «aversif ou appétitif ».

La deuxième partie du cerveau limbique est appelée, le néolimbique, le siège des émotions et des valeurs. Il aide à différencier le « bien » et le « mal » et ce qui est ou non permis. À ce niveau du cerveau, ce n’est plus la peur qui nous dirige, mais nos valeurs et nos règles. Nous recherchons la conformité au groupe. Il commande aussi les systèmes de croyances comme les mécanismes de motivation, les perceptions de réussite et d’échecs.C’est aussi lui qui gère le système de punitions et de récompenses.

Il communique avec le cortex par la voie des émotions. Par contre, si un ressenti est trop fort, il « coupe » les fonctions cognitives d’interprétation et la communication avec le cortex et les fonctions cognitives d’interprétation.

C’est dans ces moments que l’amygdale prend le relais, croyant qu’il s’agit d’un danger, c’est alors que le cerveau reptilien reprend le pilotage du corps en le plaçant en situation de stress, dégageant les hormones (du type adrénaline) afin de préparer la personne à fuir ou à combattre.

Comme il détient tous nos souvenirs, il agit aussi  comme un filtre et transforme notre perception. Les évènements contrariants du passé passent en boucle, renforçant les associations neuronales entre les faits et les sentiments douloureux qu’ils ont provoqués. Une association neuronale intense à la suite de stress importants  explique aussi les « trous de mémoire ».

Les réactions du cerveau sont basées sur des acquisitions dans la mémoire implicite ou mémoire inconsciente,  elles sont en général stables dans le temps et leur déprogrammation est lente et difficile, à cause des ancrages émotionnels. Ce cerveau nous laisse assez démunis face à l’inconnu et au complexe. Et c’est par son influence que notre raisonnement et nos attitudes restent binaires et que nous sommes si rigides et apeurés face aux changements.

Ce qui est important à savoir est que l’utilisation des couches inférieures du cerveau tel le cerveau reptilien et le cerveau limbique sont moins énergivore donc elles sont privilégiées et   dominent plus souvent lorsque nous sommes fatigués. Ce qui veut dire qu’il est plus facile d’être absorbé par ses émotions que d’être centré si nous sommes fatigués.

Le cerveau limbique préfère ce qu’il connaît le mieux donc sa zone de confort, et pour cette raison  il nous ramène à nos automatismes et c’est le langage des émotions qui s’impose. En plus des trois modes réactionnels du cerveau reptilien (fuite, lutte, inhibition) la manipulation est une stratégie qui se rajoute pour faire face à l’agressivité ; elle est une nouvelle forme d’expression du pouvoir, du besoin de dominer autrui, d’avoir raison, de gagner, de prendre sa place au détriment des autres. Par exemple lorsque nous avons peur de nous affirmer, de dire « non » à quelqu’un par peur de sa réaction, nous pouvons utiliser la manipulation.

Le néocortex

Enfin la dernière couche qui est le néocortex, il est le plus récent dans l’évolution et nous l’avons en commun avec les mammifères supérieurs, tels que les baleines, les dauphins ou les chimpanzés. C’est dans cette partie que naissent les pensées, qu’il y a analyse, réflexion et prise de décision. Il est aussi le centre de la créativité, qui aime créer et imaginer. Il aime particulièrement la recherche de solutions et résoudre des problèmes complexes. Il s’éloigne de la rigidité et du chaos pour aller vers la souplesse et les nuances, c’est la zone du gris, il sort du mode binaire.

Il est également le siège de notre intelligence émotionnelle, car c’est sous son influence  que nous pouvons piloter nos émotions et faire du lâcher-prise. Il ne recherche pas la conformité et est ainsi capable de « sortir du troupeau »,  d’avoir des idées différentes des autres; il n’a pas peur des jugements du groupe.

Il transforme les pulsions telles que la fuite ou l’agressivité en affirmation de soi. Il nous permet de dépasser les peurs, l’agressivité ou la manipulation. Il facilite nos résolutions de conflits et nous incite à nous exprimer de façon authentique, entre autres par la communication intentionnelle du cœur, dans la volonté de dépasser des situations violentes ou conflictuelles. C’est avec lui que nous évoluons dans le respect des autres et que nous privilégions l’équilibre relationnel. Nous sommes capables de recul et de nous représenter l’autre comme un autre « soi-même ». Le cerveau cortical facilite la compréhension de la différence chez l’autre.

Si individuellement nous sommes capables de réfléchir, d’apprendre de nos expériences c’est grâce à lui; il nous permet aussi de changer, d’avoir une conscience et de pratiquer notre libre arbitre, c’est-à-dire notre libre choix  et d’autodétermination.

S’il n’est pas suffisamment développé, ce sont nos pulsions biologiques, hormonales et instinctuelles qui priment, car elles sont beaucoup plus rapides. C’est pour cette raison qu’il est important de s’arrêter et de prendre le temps pour un recul qui  permet de laisser agir notre libre arbitre.

Lorsque nous pratiquons la cohérence cardiaque, la pleine conscience ou la méditation, nous côtoyons ce chemin jour après jour et ainsi nous nous donnons la possibilité à ces connexions neuronales d’augmenter leurs vitesses et de répondre plus rapidement que notre cerveau limbique. Si nous désirons ne plus regretter nos actions ou nos paroles et agir avec éthique, sens et conscience, nous devons faire le choix d’exercer cette portion de notre cerveau.

La pratique de la cohérence cardiaque au quotidien est l’outil le plus efficace, car il influence immédiatement le cortex, il renforce les connexions neuronales de la route du cœur vers le cortex en passant par le tronc cérébral et l’amygdale. Le fait d’utiliser l’état d’amour ou de profonde gratitude et de reconnaissance  amène  tout le corps entre en harmonie voir chronique.

Selon les études, dans tous les moments où nous transcendons notre performance ordinaire et entrons en harmonie avec autre chose, que ce soit un magnifique coucher de soleil, une musique inspirante ou un autre être humain, ce avec quoi nous nous synchronisons vraiment , c’est avec nous-mêmes, avec notre essence.

C’est dans ce même axe de cohérence que nous détenons la capacité à exercer une influence éthique, respectueuse d’autrui, construisant à deux ou à plusieurs, la possibilité d’une relation qui s’influence de manière délibérée, profitant des apports d’autrui, utilisant son libre arbitre en étant cocréateur de la transformation. Ce libre arbitre est notre essence, il est ce contact avec notre cœur.

Dans l’entraînement, nous nous trouvons dans notre capacité de fonctionnement optimal, le « flow ». La recherche démontre que l’on peut développer la capacité de maintenir un entraînement en entretenant des états sincères et focalisés sur le cœur, comme la reconnaissance, la gratitude et l’amour. Les résultats démontrent aussi que l’entraînement tête/cœur suggère qu’en modifiant intentionnellement notre état émotionnel au moyen de techniques précises, nous modifions l’apport du cœur au cerveau.

Notre corps a été conçu de façon à fonctionner à sa capacité optimale lorsque le cœur et la tête sont fortement à l’écoute l’un de l’autre et travaillent ensemble. Moi j’ajoute le cerveau entérique (intestins), car il est le centre de notre pouvoir. Lorsque les 3 cerveaux travaillent ensemble tête/cœur/intestin et cerveau reptilien/limbique/néocortex nous sommes en équilibre.

Pensée binaire et limbique, pensée ternaire et corticale

L’humain de façon générale pense le réel de manière binaire, en blanc ou noir, homme ou femme; c’est la pensée de l’opposition, de la dualité, la pensée du OU. Ce qui le conduit à appréhender ce qu’il rencontre en le classant en deux catégories : pareil OU différent. C’est aussi  ce qui  détermine sa difficulté à tolérer la différence chez l’autre. C’est la raison pour laquelle, il est inscrit au plus profond de lui, que l’autre représente un danger dont il faut se défendre.

Pour ma part, je crois fermement que c’est l’axe de cohérence intestin, cœur, cerveau qui peut nous amener le plus rapidement à augmenter notre maturité émotionnelle.  C’est ainsi que nous pouvons élaborer la pensée ternaire, la pensée du ET qui concilie les opposés, qui crée le pont entre les polarités et pivote vers l’équilibre, qui concilie des opposés en apparence inconciliables  En un mot, c’est cet axe  qui permet la paix, car l’autre ET nous-mêmes pouvons vivre ensemble, chacun à sa place.

C’est ainsi grâce à l’axe de cohérence que la personne tire les capacités à réaliser des médiations, à communiquer de manière authentique et pacifique et à tirer des leçons des situations difficiles. C’est grâce à la pratique que nous pouvons apprendre à respecter autrui dans sa différence.

Même en pratiquant il existe un défi dans la maximisation de l’influence du cœur sur le cerveau,  c’est celui d’amener la tête à céder au cœur assez longtemps pour se relier  à l’intelligence de ce dernier. Souvent cela peut être difficile, quelle que soit sa valeur, l’apport du cœur rompt généralement le mode d’opération familier du cerveau. Lorsque de vieux schémas neurologiques intégrés au cours de plusieurs années d’habitudes sont remis en question, le cerveau  s’accroche parfois pour ne disparaître. Si le cœur envoie un signal intuitif clair avec un sentiment qui dit « ne fais pas ça » la tête peut résister vigoureusement en exigeant de savoir «pourquoi? » « Comment? » « Quand? ». Avec une telle insistance, le signal du cœur est écarté. On peut avoir une intuition majeure sur un comportement que l’on a besoin de changer par exemple, mais avant de mettre notre plan en action, donc de mettre notre intuition en action, on commence à songer à des justifications et à des analyses; ainsi rationalisé nous pouvons finalement  mettre notre plan de côté et ne pas le matérialiser.

Malheureusement nous apprenons à rationaliser et ou suranalyser les situations et très souvent ce phénomène nous amène à tourner en rond pour essayer d’y voir clair. Très souvent nous sommes « déclenchés » par une situation incluant un de nos proches, nous ressentons des émotions et une anxiété, mais au lieu de laisser notre cœur accroître notre conscience, notre tête veut faire route seule ce qui l’empêche d’avoir une vision globale, ce que le cœur nous aiderait à faire.

Maintenant nous savons ce qui fait la différence entre une personne qui a du succès et une autre qui en a moins, entre deux directeurs ou deux enseignants ou encore deux éducateurs qui ont les mêmes connaissances pour faire leur travail mais qui n’ont pas le même quotient émotionnel, qui n’ont pas cette capacité de toucher les cœurs et de maîtriser cette énergie mentale afin d’être ouvert et souple envers eux-mêmes et les autres. J’ai plusieurs chroniques qui vous donnent des pistes concrètes pour développer nos connexions neuronales: je mets les différents liens ici mais l’exercice le plus important est l’Arrimage au cœur, celui qui permet d’obtenir un résultat rapidement.

POUR CE FAIRE


Le menu du cerveau en santé

 

Il est démontré scientifiquement que nous pouvons garder notre cerveau en santé tout au long de notre vie et il y a 7 activités que nous pouvons faire quotidiennement qui vont permettre à notre cerveau d’activer la croissance des connexions neuronales et même de fabriquer de nouveaux neurones, de développer les connexions à travers toutes les parties de votre cerveau afin de l’harmoniser. Je vous présente ici le menu du cerveau en santé.

1.La pleine conscience de notre intériorité: les pause Amour de soi comme j’aime les nommer. Ce sont ces moments de pause où nous observons notre vie intérieure, notre carte Sim (sensation, pensées, perceptions) voir la chronique. Et aussi nos intentions tout au long de notre journée voir vidéo, le sens que l’on donne à nos actions voir article, nos espoirs, nos rêves, nos attitudes et nos aspirations. Cette pratique régule l’attention, les émotions et la pensée. Elle améliore aussi l’empathie et la compassion. ( Si vous désirez accéder au vidéo spécifique à la cocréation vous n’avez qu’à vous inscrire sur mon site, il fait partie des envois spécifiques à mes abonnés.)

2.Le sommeil : la vie d’aujourd’hui nous garde éveillés et stimulés de nombreuses heures après le moment où nous devrions être endormis. Nous avons donc moins de sommeil que le nécessaire pour une croissance optimale de notre cerveau. Ce dernier ainsi que notre corps sont très occupés lorsque nous dormons. Un adulte a besoin d’approximativement entre 7 et 9 heures de sommeil tandis qu’un adolescent aurait besoin de  8  à 9heures 30. Un manque de sommeil a un grand impact sur notre vie autant intellectuelle que relationnelle, par notre irritabilité accrue et notre manque de patience, en plus d’une baisse du système immunitaire. Pour améliorer la qualité de notre sommeil voir chronique. Désactiver tous les objets numériques et écrans électroniques au moins une heure avant d’aller se coucher.

  • Si nous avons de la difficulté à trouver le sommeil, baisser les lumières trente minutes avant d’aller se coucher. La chambre ne devrait avoir aucun élément pour nous faire penser au travail. Une chambre fraiche et bien aérée est toujours préférable pour un sommeil réparateur.
  • Ne pas trop consommer le soir. Aller s’aérer le cerveau en prenant une marche à l’extérieur en soirée.
  • Écrire un journal de gratitude, prendre un bain chaud, boire une boisson chaude comme une tisane. Ce sont tous des activateurs d’endormissement.

3.Temps de concentration : Il est important d’avoir des activités où nous sommes en apprentissage. L’apprentissage est la façon dont notre énergie d’attention passe à travers toutes les différentes zones du cerveau. Le cerveau est construit pour se concentrer sur une seule chose à la fois. Il est important d’étudier en focalisant notre attention sur une seule chose en même temps. Pour en savoir davantage sur le cerveau et l’apprentissage voir cette chronique

4.Faire des pauses : ces moments permettent au cerveau de se détendre, de se démêler et de recharger ses batteries.  Un temps d’arrêt est par exemple : aller prendre une marche, flâner. Il n’y a aucun objectif précis, cela permet à notre imagination de prendre les commandes.

5.Jouer : Lorsque nous sommes spontanés, lorsque nous nous amusons le cerveau se développe. Par le jeu nous innovons, c’est la base de la créativité. C’est le plaisir d’être avec les autres, de se connecter au moment présent et d’utiliser tout notre cerveau. Malheureusement nous nous amusons de moins en moins avec les autres, nous nous isolons derrière des tablettes électroniques. À l’école, ce sont des activités où il y a des évaluations et de la compétition donc le cerveau est fréquemment stressé; et même les sports sont vécus dans le stress. Dans le jeu, il n’y a pas de jugements, tout le monde est ouvert et souple pour accueillir n’importe quelle drôlerie qui peut faire rire. C’est ici que je mettrais aussi l’activité des remue-méninges où on laisse aller libre cours à notre créativité et à notre imagination où l’on cocrée tous ensemble en se connectant les uns aux autres dans un flow d’idées désordonnées.

6.Bouger : il est recommandé de bouger, si nous sommes capables d’avoir une activité qui accélère notre rythme cardiaque c’est ce qu’il y a de mieux. Lorsque nous bougeons notre corps, la neuroplasticité de notre cerveau est renforcée. Nos connexions se solidifient. Bouger est primordial pour la santé de notre cerveau, mais aussi pour notre santé mentale. L’exercice aérobique  améliore notre humeur même si nous sommes enclins à être déprimés. N’importe quelle activité où le mouvement a préséance est à favoriser comme la danse, la marche, le yoga.

7.Le temps de connexion : Il est démontré que lorsque nous avons de bons amis, des êtres chers autour de nous qui nous soutiennent, nous sommes plus heureux et en meilleure santé. En nous connectant à la terre, à la nature, aux animaux nous vivons davantage de bonheur, de joie, de gratitude. Nous sommes plus généreux et nous avons une attitude plus compatissante envers les autres. Ici nous parlons de vraies connexions en personne où le toucher, le regard, la posture parlent par eux-mêmes au lieu de connexions virtuelles presque figées. Nous parlons aussi de milieux de vie où tous sont è la recherche du bien-être des autres, de relations-gagnant-gagnant. Comme on dit,  ces rencontres nourrissent l’âme en profondeur.

J’espère que ces informations nous  donnent le goût de se  faire du bien et aussi de faire du bien aux autres autour de nous. Ayant toutes ces connaissances, nous savons maintenant comment nous pouvons nous prendre en main et aussi prendre en main une partie du bonheur de nos enfants. Si vous ne savez pas par où commencer mais vous savez que vous aimeriez commencer une démarche pour faire du bien à votre cerveau, vous pouvez vous inscrire à une de mes formations.

Monique

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